1
Fondamentaux
Copilot vous affirme, avec aplomb, qu’une réglementation bio impose un seuil qui n’existe pas. Comment expliquer ce type d’erreur ?
Un modèle de langage prédit la suite la plus plausible d’un texte : il produit une formulation crédible, pas une vérité vérifiée. C’est ce qu’on appelle une hallucination. D’où la règle de la journée : toute donnée chiffrée, juridique ou réglementaire se recoupe avec la source avant d’être utilisée.
La ligne de partage, c’est l’accès à vos données de travail. Copilot Chat raisonne sur ce que vous lui écrivez et sur le web. Microsoft 365 Copilot est connecté à votre contenu professionnel via Microsoft Graph — emails, fichiers, réunions — et Work IQ y ajoute la compréhension de votre rôle, de vos relations et de vos priorités.
Copilot n’ouvre aucune porte : il hérite des permissions existantes. Le vrai risque n’est donc pas Copilot, c’est le sur-partage (oversharing) — un document partagé trop largement remonte dans les réponses de tous ceux qui y ont accès. Faire le ménage dans les partages reste le meilleur réflexe de sécurité.
Vos prompts, les réponses générées et les données Graph auxquelles Copilot accède ne servent jamais à entraîner les modèles de fondation. Cela ne dispense pas de discernement : la charte IAG Léa Nature reste la référence sur ce qu’on accepte de confier à un outil d’IA.
CRAFT, ce sont cinq briques : Contexte, Rôle, Action, Format, Ton. La troisième formulation donne le rôle (chargé de compte GMS), le contexte (lancement SO BiO étic printemps), l’action (email de relance à un distributeur bio), le format (5 lignes, appel à l’action) et le ton (professionnel). Empiler les superlatifs, comme dans la dernière option, n’apporte aucune information utile au modèle.
Le prompting est itératif : la première réponse est un brouillon de négociation. En relançant dans le même fil, Copilot garde le contexte et affine — « appuie-toi sur le fichier X », « ramène à 5 lignes », « ajoute les chiffres du T2 ». Deux ou trois relances valent mieux qu’un prompt parfait du premier coup.
Tout ce qui engage l’entreprise — un prix, une remise, une date — se vérifie à la source. Copilot accélère la rédaction, il ne prend pas l’engagement à votre place : vous restez garant(e) de ce que vous envoyez. Lui demander de s’auto-valider n’apporte aucune garantie.
Sans transcription, Copilot n’a aucune matière : il ne réécoute pas une réunion après coup. La transcription s’active en début de réunion et conditionne tout le reste — résumé, décisions, actions, questions restées sans réponse.
Copilot dans Excel travaille sur un tableau structuré : une ligne d’en-têtes, une ligne par enregistrement, ni cellules fusionnées ni lignes vides au milieu. Le classeur doit aussi être enregistré sur OneDrive ou SharePoint, avec l’enregistrement automatique actif.
Analyst est l’agent de la donnée chiffrée : il ouvre vos fichiers, exécute des calculs et rend tableaux et graphiques. Researcher mène l’enquête documentaire et rend un rapport sourcé — veille marché, dossier client avant rendez-vous. Dans les deux cas, comptez plusieurs minutes de travail et une relecture de votre part : l’agent produit une base, pas un livrable final.